Le pouvoir se questionne Ou Éloigner les certitudes

Je pourrais vous répondre que j’ai fait des fautes au cours de mes années de Premier Ministre. J’en ai parfaitement conscience ; j’en ai d’ailleurs pris conscience depuis ces 10 mois de réflexion que j’ai pu avoir, mais, finalement, les deux choses se confondent. Je veux dire que l’action dont je suis le plus fier c’est d’avoir pu, au mois de mai,tenir, éviter la guerre civile, résoudre le problème social et remettre en place la machine de l’ordre Républicain… C’est aussi ce qui a été le plus difficile et doutez,il y a eu pour moi des nuits sans sommeil et des nuits de grave préoccupations et même tragiques.

Interview de Georges Pompidou, France Inter, le 15 mai 1969.

 

Revue de troupe du Président
Pompidou lors de son
déplacement dans le Cantal,
le 26 juin 1971.

Voyage officiel du Président
Pompidou en Haute-Volta :
arrivée à l’aéroport de
Ouagadougou
20 novembre 1972.

L’intérêt public e st-il la résultante des intérêts privés ? Probablement pas exactement, mais je ne crois pas non plus que l’intérêt public consiste à contrarier les intérêts privés. (…) Tout ce que je peux répondre, c’est que chaque f ois que j’ai eu à prendre une décision, j’essayais de voir si cette décision entrait dans l’intérêt général. Il arrivait qu’elle contrariât certains intérêts privés mais je n’avais pas l’impression qu’en contrariant des intérêts privés je servais systématiquement l’intérêt général. Absolument pas.

Interview à RTL (« Face à la presse »), 15 juin 1969