L’affaire :

 

« L’affaire Markovic »marque une rupture dans leurs rapports. L’affaire est sombre. Elle trouve ses racines dans un << fait divers >>, la mort d’un garde du corps d’Alain Delon, mais suscite rapidement des rumeurs selon lesquelles Madame Pompidou aurait participé à des «  parties fines ». Ce fait divers se transforma vite en complot dans le but d’affaiblir et de discréditer un Pompidou en route vers le pouvoir en prêtant à son épouse un comportement inapproprié. Georges Pompidou n’est pas parvenu à accepter, c’est que l’on s’en prenne à sa femme, que l’on tente de couvrir de honte aux yeux de l’opinion. Elle, celle qu’il aime entièrement, pleinement. Rien ne lui a plus été horrible que de la voir souffrir comme une victime innocente, accusée de s’adonner à des plaisirs libertins dans une France conservatrice. La peine que sa femme ressent met Georges Pompidou hors de lui. Il attend que le Général de Gaulle et son entourage lui viennent en aide, mais cette aide n’aura pas été à la hauteur de ce qu’il espère, et George Pompidou en garde du ressentiment à l’égard du Général. Cette affaire le meurtrit. On ne saura jamais précisément à quel point les griefs qu’ils se portaient mutuellement étaient justifiés, mais ils vont rompre la relation privilégiée qu’ils entretenaient jusqu ’ alors. Ils ne se reverront plus les vingt derniers mois de la vie du Général. Ce qui souffle des mots à Pierre Vianson -Ponté lorsque Georges Pompidou alors Président arrive seul face au cercueil fermé du Général : « Shakespeare n’eut pas trouvé mieux ».